
Quels transports pour demain ?
Le secteur des transports est une clé du développement
économique mondial, avec une croissance actuelle des besoins
sans précédent. Mobilité, environnement, activité
économique, commerce, toutes ces dimensions sont au cœur
des évolutions et des préoccupations de nos sociétés.
Dans son Livre blanc “ La politique européenne des transports
à l’horizon 2010 : l’heure des choix ”, publié
en septembre 2001, la Commission européenne souligne d’ailleurs
“ la nécessaire intégration des transports dans
le développement durable ”, c’est-à-dire la
prise en compte de :
l’environnement : nécessité de maîtriser
les émissions de CO2 d’origine humaine, dont le transport
en Europe était responsable à hauteur de 28% en 1998, et
les émissions de polluants atmosphériques ;
l’économie
: il n’y a pas de développement économique sans réseaux
de transports rapides et sûrs ; la Commission souligne également
la nécessité de réduire la dépendance vis-à-vis
du pétrole, actuellement de 98%, notamment en améliorant
l’efficacité énergétique ;
la dimension
sociale et sociétale, avec l’augmentation des besoins
de mobilité, liée d’une part à la croissance
économique, d’autre part à l’élargissement
de l’Union européenne.
Dans ce contexte, l’aluminium, par ses qualités,
apporte des solutions aux défis que le secteur des transports doit
relever. Le taux de croissance de la consommation européenne dans
les cinq prochaines années devrait atteindre 6%, mais plus encore
dans le secteur des transports, en particulier celui de l’automobile.
L’industrie de l'aluminium,
soucieuse d’apporter des réponses à ces enjeux :
assure des programmes de recherche et développement en partenariat
avec ses clients pour développer de nouvelles technologies et de
nouvelles applications ;
a engagé une démarche prospective de rencontres et d’échanges,
notamment dans le cadre du programme européen L’aluminium
pour les générations futures ; ce programme
donne notamment lieu à des programmes de recherches autour du développement
durable, dans plusieurs pays européens.
Ainsi, par exemple, un programme de recherche
sur “ le rôle stratégique de l’aluminium dans
le secteur des transports en Europe ” a-t-il été
confié à l’Université Bocconi de Milan, Italie.
Cette étude, publiée en mars 2002, a permis notamment d’évaluer
l’impact de l’utilisation d’aluminium dans les transports
en termes de pollution, d’efficacité énergétique,
de sécurité et d’innovations technologiques.
Les atouts de l’aluminium dans les transports
Dans le secteur des transports, l’aluminium est utilisé
:
pour les véhicules routiers : automobiles, bus, camions
;
dans l’aéronautique
: il n’y aurait pas d’avion sans aluminium ;
dans les
transports maritimes, notamment les bateaux à grande vitesse
;
dans le
transport ferroviaire : trains à grande vitesse, mais
aussi trains de marchandises pour le transport en vrac, trains de montagne,
transports urbains les plus modernes avec les métros légers
automatisés, les tramways…
En effet, l’aluminium possède un certain
nombre de caractéristiques qui en
font un matériau particulièrement adapté aux exigences
des transports :
sa légèreté (une densité
de 2,7g/cm3, soit un tiers de celle de l’acier) ;
sa résistance,
qui peut être adaptée par la composition des alliages
; cela permet de répondre aux exigences de résistance de
pièces moteurs aussi bien que d’équipements intérieurs,
d’éléments de structures ou de carrosserie, l’aluminium
possédant d’excellentes capacités d’absorption
de l’énergie dans les chocs ;
sa résistance
naturelle à la corrosion, qui peut encore être renforcée
par des traitements de surface ;
sa malléabilité,
qui permet des développements techniques et de design adaptés
aux besoins des transports modernes ;
sa recyclabilité
totale, qui permet à l’aluminium contenu dans les
différents véhicules de transport d’être réintroduit
dans le circuit économique sans déperdition de ressources
: dans le secteur du transport en Europe, le taux de recyclage de l’aluminium
est de 95%.
Le principal intérêt de l’aluminium
pour les transports est sa légèreté,
qui permet :
de réduire
les consommations d’énergie nécessaire à
la propulsion : à titre d’exemple, dans une voiture de gamme
moyenne, l’utilisation maximale techniquement et économiquement
possible d’aluminium permet dès aujourd’hui un allègement
de 350 à 450 kg, soit une baisse de la consommation de carburant
pouvant atteindre 2,4 l / 100 km, donc une baisse sensible des émissions
de CO2 (à titre de repère, une voiture européenne
moyenne contient aujourd’hui 117 kg d’aluminium) ;
de réduire
les coûts : consommation d’énergie réduite,
développements techniques permettant des économies de structures
comme dans le cas du TGV Duplex, entretien réduit, durée
d’exploitation allongée ;
d’améliorer
les capacités de transport grâce à une charge
utile accrue.
Ces avantages économiques expliquent le succès croissant
de l’aluminium dans le secteur des transports, et rendent plus appréciables
encore ses bonnes performances environnementales.
L’exemple du TGV “ duplex ”
Le TGV à 2 niveaux est né du besoin d’accroître,
à longueur de rame égale, la capacité des TGV classiques,
de façon à pouvoir faire face à la croissance de
la demande sans création de nouvelles infrastructures.
Le TGV “ duplex ” a ainsi une capacité de 40% supérieure
à celle de son homologue à un étage, tout en gardant,
comme lui, une charge à l’essieu inférieure ou égale
à 17 tonnes.
Cette performance n’a été rendue possible que par
un allégement considérable du matériel, grâce
à l’aluminium, qui permet :
des capacités
d’accélération et de freinage intéressantes
;
la diminution de
la charge à l’essieu tout en augmentant la capacité
en passagers ;
la réduction
des efforts entre les roues et les rails, donc de l’usure de la
voie ;
De plus, sa malléabilité a permis la conception
de profilés de grande longueur favorisant le développement
de nouvelles structures pour les voitures de TGV.
Enfin, les caractéristiques mécaniques de l’aluminium
ont permis, tout en assurant le confort des passagers (suspension, maîtrise
des vibrations), de répondre aux exigences de résistance
et de sécurité propres à un train à grande
vitesse en cas d’accident :
non encastrement de l’obstacle sous le train,
absorption de l’énergie
de déformation dans des zones prédéfinies,
absence de variation
de l’espace vital où se trouvent passagers et personnel,
absence de chevauchement,
absence de rupture
des fixations des équipements et des aménagements dans les
espaces où se trouvent passagers et personnel.
Compte tenu de ces qualités, l’emploi de
l’aluminium dans les matériels ferroviaires, longtemps réservé
aux équipements et aménagements intérieurs des véhicules,
gagne de nos jours les structures mêmes des voitures, qu’il
s’agisse de trains grande ligne comme le TGV duplex ou de matériels
urbains et suburbains, trains de banlieue, métros, tramways...
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