

Le bâtiment : un secteur crucial pour le
développement durable
Selon l’Agence de l’Environnement et de la
Maîtrise de l’Energie (ADEME), le secteur du bâtiment
représente 45% de la consommation nationale d’énergie,
et contribue à hauteur de 25% aux émissions de gaz à
effet de serre.
C’est pourquoi toutes les réflexions visant à réduire
les émissions de gaz à effet de serre et à maîtriser
les consommations énergétiques intègrent des mesures
spécifiques pour le bâtiment : renforcement des exigences
d’isolation thermique, encouragement aux équipements de chauffage
modernes et à l’utilisation d’énergies renouvelables,
etc.
Parallèlement, les réflexions des professionnels du bâtiment
sur le développement durable ouvrent de nouvelles pistes pour un
« bâtiment durable » ;
l'association HQE a pour objet de « promouvoir l'amélioration
de la qualité environnementale du cadre de vie bâti »,
notamment par le recours aux énergies renouvelables.
Promouvoir une large diffusion du solaire dans le
bâtiment
L’ADEME lance chaque année un appel à projets sur
le thème "Préparer le bâtiment à
l'horizon 2010". Elle souhaite ainsi créer une dynamique
durable de mobilisation des acteurs du bâtiment en matière
environnementale.
L'objet du projet 2002 était de concevoir un mur rideau
et une verrière photovoltaïques, conçus comme
des standards reproductibles et utilisables aisément, afin de permettre,
à terme, une large diffusion de cette technologie dans le secteur
du bâtiment.
Ce mur et cette verrière devaient non seulement produire de l'énergie,
mais aussi faire partie intégrante du bâtiment en assurant
les différentes fonctions de protection solaire, d'isolation thermique
et acoustique, de couverture, etc.
Sur le plan économique, le coût d’une façade
photovoltaïque est similaire à celui d’une façade
classique haut de gamme. A la construction, le surcoût de l’intégration
de façades ou couvertures photovoltaïques ne dépasse
donc pas 10 à 15% ; mais la production d’énergie sera,
elle, rentable dans un contexte attendu de fortes hausses des prix de
l’électricité, sur lesquelles les experts s’accordent.
C’est enfin une voie prometteuse pour mettre en œuvre une véritable
politique de développement durable dans le bâtiment.
Suite à cet appel à projet, un produit innovant en aluminium
a vu le jour, grâce à une collaboration entre les sociétés
Apex BP Solar, leader mondial de l’industrie solaire,
et Kawneer Alcoa Architecture, qui propose aux professionnels
du bâtiment des réponses innovantes à leurs besoins
en matière de façades, fenêtres, baies coulissantes,
portes et vérandas.
Un produit innovant
Les exigences de l'ADEME étaient les suivantes :
concevoir un double vitrage photovoltaïque répondant à
des critères pointus d'isolation thermique et phonique
(HQE) afin d’atteindre des performances supérieures à
celles d'un double vitrage classique ;
proposer un
mode de câblage adapté, à la fois pratique,
sûr et esthétique ;
élaborer
des standards de profilés qui puissent non seulement
s'adapter aux exigences de la technologie photovoltaïque mais aussi
contribuer à son utilisation la plus large possible dans les structures
vitrées du bâtiment ; ainsi l’espacement entre les
cellules photovoltaïques permet-il le passage de la lumière
à travers la verrière ;
réaliser
des prototypes testés en situation réelle,
l'objectif ultime restant la diffusion large de ces produits et leur commercialisation.
Le
produit en structure aluminium développé par Apex
BP Solar et Kawneer Alcoa Architecture équipe
aujourd’hui le lycée du Grésivaudan (Meylan / Isère).
D’une surface de 350 m² (dont une grande verrière de
80 m²), il permet de produire 50 MWh et d’alimenter le lycée
en électricité. Les châssis aluminium ont été
conçus avec un profilé spécifique, capable, d’une
part, de supporter un double vitrage un peu épais (37 mm) et assez
lourd et, d’autre part, d’intégrer des contraintes
de câblage particulièrement complexes.
Montage de la verrière : coupe de principe sur les profilés
L’aluminium, le matériau de
l’énergie solaire dans le bâtiment
L'aluminium, par ses qualités, est adapté aux ambitions
d'une performance technique, énergétique et économique
:
sa légèreté et sa solidité
permettent la construction d'importantes surfaces vitrées, donc
d'intégrer des doubles vitrages photovoltaïques lourds, garantissant
durablement une excellente étanchéité à l'air
;
ses
multiples possibilités plastiques permettent des
développements techniques adaptés aux contraintes du projet
: l'intégration d'une connectique complexe liée à
l'usage énergétique ainsi que les impératifs d'étanchéité
;
sa
rigidité et sa stabilité permettent de résister
à de grands changements de température, sans altération
de l'isolation thermique et acoustique ; les profilés d’aluminium
d’aujourd’hui comportent en effet une coupure thermique qui
permet d’excellentes performances d’isolation ;
sa
résistance naturelle à la corrosion lui
permet de faire face à l'usure du temps et donc d'envisager la
construction de bâtiments résistants et durables ;
sa
fiabilité (il est ininflammable et non combustible)
permet de faire face aux situations de risques électriques inhérents
à la technologie photovoltaïque.
Un exemple d’application de l’aluminium en façade :
des brise-soleil intégrant des cellules photovoltaïques
Vues de la façade (à droite, vue
en coupe avec le câblage)
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Détail de la structure verticale : l’extérieur
est en bas, les traits verts au milieu figurent le vitrage photovoltaïque,
le câble est en rouge, la structure porteuse est en haut.
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Ces deux vues illustrent, comme le mur rideau et la verrière, les
possibilités ouvertes par l’aluminium pour intégrer
l’énergie solaire aux façades des bâtiments.
Le procédé est éprouvé ; il permet à
la fois la production d’une énergie propre, destinée
au bâtiment, mais répond également aux impératifs
d’isolation et d’étanchéité d’une
façade classique, parfaitement intégrée à
l’édifice.
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