L’alumine est transformée en aluminium par électrolyse
: dissoute dans de la cryolithe (fluorure double d’aluminium
et de sodium), fondue à environ 1000° dans une cuve garnie
de carbone (qui sert de cathode), l’alumine est traversée
par un courant électrique de haute intensité. L’aluminium
se dépose au fond de la cuve tandis que l’oxygène
réagit avec le carbone des anodes, essentiellement sous forme
de CO2.
Les cuves sont entièrement capotées pour récupérer
et fixer les gaz s’échappant du bain, qui contiennent
notamment du fluor.
L’électricité nécessaire pour cette opération
représente la majeure partie de l’énergie utilisée
totale et près de 25% des coûts associés à
la production primaire.
C’est pourquoi les producteurs d’aluminium ont toujours
développé des solutions techniques pour baisser la consommation
d’électricité de cette phase d’électrolyse
: elle a ainsi été réduite de 33% par tonne depuis
1950 et continue à se réduire.
A l’échelon européen, selon les indicateurs de
développement durable mis en place par l‘Association
Européenne de l’Aluminium (EAA) :
- 44,6% de l’électricité utilisée lors
de la production primaire était d’origine renouvelable
(hydroélectricité en particulier, mais aussi éolien,
biomasse) en 2002, contre 40,3% en 1997 ;
- les émissions de gaz à effet de serre au cours de
l’électrolyse de l’alumine ont été
réduite de 25,8% entre 1997 et 2002 ;
- les émissions fluorées (gazeuses et particules) ont
quant à elles été réduites de 20,8% entre
1997 et 2002.